Petite réflexion suite à la conférence sur les Startup au Maroc qui s’est déroulée à Paris à l’initiative de l’Association des Marocains des Grandes Ecoles.
Casablanca a tout pour devenir un berceau de Startup. Tout est réunit et pourtant cela peine à décoller. Voici à mon avis 3 raisons pour expliquer cela :
Promotion axée sur les grands groupes
L’innovation est le fait de petites structures or aujourd’hui la promotion de l’investissement à Casablanca est essentiellement dirigée vers les grands groupes. On préfère faire venir Renault, Accor, Tata consulting que de petites structures. Je ne critiquerai pas cette approche quantitative : la signature d’un seul accord avec un grand groupe représentant un volume d’investissement et d’emploi potentiel important alors que la communication vers les PME est plus difficile et donne des résultats à plus long terme.
Absence de politique d’accompagnement des PME
Je connais la problématique des PME qui s’installent à Casablanca à travers l’agence immobilière que j’ai créé à Casablanca et les échanges sur Casawaves. Je constate que ces structures sont totalement laissées à l’abandon. Résultat : beaucoup de dirigeants mettent la clef sous la parte au bout de 2 ou 3 ans. C’est dommage car tout échec est lourd de conséquences : c’est ensuite une image négative du pays qui quitte le pays avec l’entrepreneur.
Accès à l’information
L’accès à une information fiable est essentiel. Or il faut le reconnaître d’une part il y a peu de sources d’informations fiable. D’autres parts on préfère encore faire des effets d’annonce que de communiquer sur des fait avérés.
Mon sentiment est que la solution passera par la fédération des PME au sein de structures alternative car l’état, en France comme au Maroc a aujourd’hui d’autres priorités.
Sur le même sujet :
- Casablanca : « jouer » à la mondialisation à 3 heures de Paris
- Casanearshore : le danger des effets d’annonce …
- L’affaire Curutchet