Histoire (pas très reluisante) qui vient de m’être racontée par un copain. Il s’agit d’un groupe de français qui vient à Casablanca « faire la fête » à l’occasion de l’enterrement de la vie de garçon de l’un d’eux. Celui qui les accueille est le colocataire de mon copain.
Pourquoi venir à Casablanca ? Parce ce que on peut se « payer » (*) des filles et que l’on peut faire ça loin du regard de ses voisins en France. N’allez pas comprendre que je viens faire une leçon de moral. Chacun est libre de faire ce qu’il veut, de prendre les risques qu’il veut à condition que cela n’empiète pas sur autrui.
Nos « abrutis » de haut niveau amènent donc des filles dans l’appartement ou mon copain est colocataire. Du bruit deux soirs de suite, impossible de dormir. Hier, 5 heures du matin, un des « abrutis » pousse la porte de la chambre de mon copain, il voulait vérifier à tout hasard si le lit n’était pas libre. Ben oui ! Comme ils sont 5, il faut se partager le salon et la chambre de l’autre colocataire, et c’est vrai que ce n’est pas pratique. Étonnant ? Non ! Quand on manque de savoir vivre ou d’un minimum de respect des autres, rien n’est surprenant. Comme les « abrutis » sont encore là jusqu’à dimanche, mon copain a du prendre une chambre à l’hôtel ce week-end … ce sont les plus gênés qui s’en vont !
C’est ce genre de comportement qui ensuite retombe sur les autres. Mon copain est embêté car il va certainement être obligé de déménager. Comme le « cinéma » est régulier, cela va probablement mal se terminer : il suffit que l’un des voisins porte plainte pour que cela se termine au commissariat. C’est ce genre de comportement qui retombe aussi sur la réputation des étrangers installés au Maroc qui essaient de défendre une bonne image … pas toujours facile !!!
Précisions (si cela était nécessaire) : le tourisme sexuel a toujours existé, notamment dans les ville de tourisme d’affaire et Casablanca ne fait pas exception (relire à ce sujet le billet culte « Connaissez vous la moule marocaine« ).
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(*) J’ai fais relire ce texte à un ami marocain qui m’a suggéré de remplacer ce terme pour moins choquer. J’avoue m’être creusé la tête et n’avoir rien trouvé pour le remplacer. J’aurai pu par exemple utiliser « s’offrir » mais cela aurait été trop valorisant pour les personnages de cette histoire …