Economie d’un magazine sur Internet !
Casawaves ambitionne de devenir un magazine sur Internet profitable. Ce pari est ambitieux car peu de magazines d’information ont aujourd’hui trouvé un équilibre économique. Les idées et les talents sont présents et disponibles, tout la difficulté repose sur la résolution d’une équation économique : comment et combien rémunérer un travail de qualité, préalable nécessaire à tout projet ambitieux.
Voici les quelques éléments de réflexion.
1) Il faut commencer par adresser un marché large et si possible peu concurrentiel
Quelque soit le pays, le marché de la presse national est aujourd’hui fortement concurrentiel. Il faut être sur des « niches » à la fois larges et profitables. Casawaves est aujourd’hui à cheval sur deux niches intéressante : celui des communautés avec une forte diaspora et le marché de la presse locale. Les marocains de l’étranger représentent 3 millions de personnes et le marché publicitaire sur Casablanca est fortement développé.
Sur ces deux créneaux la concurrence sur Internet est relativement faible.
2) Il faut multiplier les sources de production.
Casawaves 2.0 devrait mélanger des articles originaux rédigés par des journalistes, des billets extraits de blogs, une revue de presse. Les journalistes seraient dans un premier temps pigistes, avant éventuellement de développer une véritable rédaction.
Les blogueurs nous confiants des billets originaux seraient rémunérés sur la même base que les journalistes. Dans le cas ou il s’agirait de recopier intégralement un billet de blog (en le citant) la rémunération serait de moitié. Dans le cas d’une revue de presse, on ne ferait que de courtes citations avec un lieu sur le texte d’origine.
Avec ce système on peut espérer commencer à produire 3 ou 4 billets par jours qualités pour un coût de fonctionnement maîtrisé.
3) Il faut multiplier les sources de revenus
Il y a un point de départ qui me semble non négociable dans le cas d’un magazine écrit : la rédaction doit être totalement indépendante. Sont exclus notamment les articles sponsorisés (*) ou une quelconque sensure.
Les sources de revenus envisagées sont pour le moment : les vidéos de Casawaves.TV et les offres d’emplois.
PS : Casawaves cherche donc des rédacteurs, les détails seront précisés dans un prochain billet …
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(*) Ceci dit on exclue pas du tout les coup de pouces « amicaux » à condition qu’ils soient clairement identifiés.
Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.


juste pour info, au cas où tu n’es pas au courant, arrêt sur images a dégagé 500 k€ de benef sur son premier exercice. ils ont lancé une chaîne de télé payante sur la télé adsl (ils sont avec certitude sur free, je ne sais pas pour les autres « distributeurs »)
le modèle économique n’est pas évident à analyser : l’équipe de daniel schneidermann a d’une certaine façon bénéficié d’une promo gratuite financée par la contribuable pendant une dizaine d’années pour constituer une « marque » suffisamment forte pour permettre du contenu premium payant.
à peu de choses près, c le même modèle que mediapart, qui constitue en qq sortes la rédemption de plenel par rapport au triumvirat du « monde » colombani, minc et plenel. là c « le monde » qui a permis à plenel de devenir une « marque » forte qu’il « exploite » (dans un sens financier) maintenant dans mediapart qui serait en qq sortes « le monde » que visait plenel sans les dérives qui ont abouti à la chute.
on remarque en tout cas une constante, ces modèles reposent sur une profonde intégrité et confiance, et la moindre erreur en ce domaine portera lourdement atteinte au modèle économique.
mais, paradoxalement, ces modèles reposent aussi sur l’engagement. l’abonnement est quasiment un acte militant, une quasi adhésion à qq chose.
=> une information très engagée mais intègre ?
@lionel
Tu semble valider une intuition de départ :
> on remarque en tout cas une constante, ces modèles reposent sur une profonde
> intégrité et confiance, et la moindre erreur en ce domaine portera lourdement
> atteinte au modèle économique.
Au fait merci de ta fidélité
et le fait que schneidermann et plenel ne s’aime pas beaucoup est plutôt intéressant en termes de contre-pouvoirs mutuels sur les dérives de l’un dénoncés par l’autre. et ces contenus là ne seront pas en premium
Un Magazine avec une rédaction indépendante et sans censure.
Nous allons entrer donc dans tous les sujets avec plus de profondeur en ouvrant tous les plans possibles qui font une société.
Une trés bonne évolution, indispensable pour devenir crédible devant tous les autres médias et jouer la transparence.
Un magazine qui s’annonce passionnant et quasi novateur au Maroc.
Philippus
@Phlippus
merci de tout et notamment de ton soutiens et ta fidélité
@Laurent
Je vois que tu as su retirer le meilleur de nombreuses analyses ou expériences personnelles ou professionnelles des divers intervenants, en cela tu accoucheras bientôt d’un bon média. La maïeutique fonctionne à tous les niveaux….:-)) même si parfois cela ressemble à un coup de griffe….:-)) Reste à l’élever ce petit maintenant, mais il aura de nombreux tontons et tatas….
Philippus
@Philippus
> mais il aura de nombreux tontons et tatas …
J’adore le club des tonton et des tatas
Laurent se diversifie à fond, touche à tout, meme si c’est un domaine que il ne connait pas. .. c’est comme cela que on va d’echec en echec.
on pêut pas etre excellent dans un domaine ou on ne connait rien.surtout si on est petit entrpreneur ou independant..
@kenan
On en reparle bientôt mais comme je l’ai expliqué dans de nombreux billets :
La maitrise d’internet devient dans de plus en plus de domaine un avantage concurrentiel. Pour monter un business qui tourne il suffit alors de s’entourer de professionnels connaissant le métier ou d’observer et ce qui se fait déjà. Souviens toi que lorsque je suis arrivé au Maroc je ne connaissais rien à l’immobilier et rien au Maroc
En revanche le business de la presse en ligne est un domaine que j’observe de prêt depuis plus 4 ans comme blogueur.
PS : je reconnais que ce n’est pas non plus gagné d’avance mais « La victoire est d’autant plus belle que l’issue du match est incertain »
Quand je lis des commentaires qui font allusion à Arrêt sur image ou médiapart, je me dis que « la prise de chou » menace tout le monde sur casawaves… N’est pas journaliste ou homme de presse qui veux. Je crois que la presse en ligne n’est pas une agence immobilière, et encore moins au Maroc où la liberté d’expression doit encore évoluer dans le bon sens. je suis du même avis que Kénian, Laurent ressemble parfois à un sympathique commerçant « illuminé » du web
C’est ce qui m’amuse à vrai dire sur ce blog
L’avantage du net face aux médias, c’est que nous pouvons entrer dans ce que ne font pas ces professionnels « asservis » plus ou moins au système général qui les nourrit. La transpatence et la vérité.
Voila ce qui différencie internet des professionnels en général, que ce soit dans la presse et dans tous les autres domaines.
Avant nous n’entendions qu’une frange de la société, aujourd’hui ce sont ces professionnels qui doivent s’adapter à la concurence dans la transparence. Ce sont donc eux qui ont à craindre et non les moins experts d’un domaine comme Casawaves et d’autres pour demain.
Manifestement certains ne connaissent
pas le manifeste Laurent…:-))
Les gens ne font plus confiance au système pour information, mais recherche le vrai du faux désormais. Donc tous les domaines sont maintenant ouverts, et c’est maintenant une question d’homme et non plus de formation, de professionnalisme, de diplôme, uniquement, choses secondaires désormais. Le diplôme ou la formation n’ont jamais fait l’élite « vraie » ni les révolutionnaires dans l’histoire.
Vas y Laurent, ne croit personne, ni même moi….:-))
Philippus.