Pour compléter le billet « Startup(s) made in casa« , je vous fais part d’un projet en cours.
Si je pense que le Maroc a toutes les raisons de voir émerger des startups, il faut reconnaître que cela ne se fera pas d’un coup de baguette magique. Le point de blocage essentiel me semble t’il concerne le « savoir faire » : on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain, encore moins entrepreneur de société innovante.
Dans l’idée de transmettre et de participer au développement du pays qui m’accueille, j’aimerai accompagner un jeune entrepreneur marocain dans un projet entrepreuneurial. Afin d’être pratique et rapide le premier projet sera une proposition de ma part : il s’agit de l’ouverture d’une école de langue à Goulmima.
Il y trois raisons qui me font choisir ce projet :
1) Ce projet doit être porté par des marocains.
Autant un projet dans le domaine business, à Casablanca peut être porté par un étranger, autant un projet de type « développement humain » dans le maroc rural doit être porté par des gens de la région.
2) L’opportunité d’une rencontre.
Mustapha, un jeune ingénieur intéressé par l’entrepreunariat m’a contacté il y a quelques semaines. Or Mustapha est originaire d’un village à peine éloigné de 30 kilomètre de Goulmima. En lui présentant ce projet, il a tout de suite présenté un intérêt.
3) Un échange dans les deux sens.
En choisissant d’accompagner Mustapha dans ce projet, je ne me limite pas à un échange dans le sens maître/élève. L’installation dans le sud de Linutop demandera de bien connaître les mentalités locales. Dans ce projet je serais aussi élève, Mustapha me servant de guide dans son « univers ».
Le but n’est pas de se limiter à cette première expérience. Si cela se passe bien, on pourra ensuite dupliquer le « process » et développer d’autre projets. Cela vous plait ?