10h35. Son Altesse Bogoss se réveille. 1er réflexe: il allume son iPhone. Un texto retient son attention : « Salut fils! Pour mon anniversaire, soirée blanche ce soir chez moi. Je compte sur toi! Moulay ». Moulay, c’est le vieux pote du lycée, avec qui BOGOSS a vécu les « trips » les plus « délires » de sa « life », et qu’il n’a pas revu depuis un moment.
Tout de suite, il jette un coup d’œil sur son agenda Casawaves et dans son dressing, vérifie qu’il n’a rien de prévu ce soir, et si l’Arme Fatale 5 est opérationnelle (son pantalon blanc fétiche, celui qui moule si bien ses atouts postérieurs…) Jusque là, tout va.
Dernier détail à régler : Ibiza ou « Mayami » comme destination pour le cadeau d’anniversaire de Moulay ? Peu importe, de toute façon c’est papa qui paie.
21h00. Bogoss gare sa Porsche devant chez Moulay, petit domaine de 2 hectares quartier Anfa, double piscine, court de tennis et terrain de golf, une demeure assez sobre, car les parents de Moulay sont des gens très simples …
Commence alors une longue cérémonie de retrouvailles, entre vieux copains de classe. En vrac, il y a Mehdi B., cousin éloigné de Bogoss, qui parle de son poste de PDG dans une une « agence de com qui caaaartonne! » … En fait plutôt qu’une agence de com c’est plutôt une agence de rhum! « A part se bourrer la gueule tous les soirs et éventuellement débourrer le papier de son imprimante, pas sûr qu’il sache faire autre chose … » se dit intérieurement Bogoss, pas mauvaise langue pour un sou.
A ses cotés, la jolie Ghita B., la bombe atomique de la promo, actuellement « à la tête d’une entreprise de mode basée à Paris, New York et Milan… » L’entreprise est en réalité une usine de confection qui siège à Bouskoura, et Paris ou New York ne sont en fait pour la miss que des destinations shopping en période de soldes.
En fait la plupart de ses amis s’inventent des devantures sociales clinquantes alors que sont surtout des fils et filles à papa qui n’ont qu’a gérer une fortune familiale déjà établie …
« Et toi Bogoss, qu’est-ce que tu deviens? » Alors qu’ils vend des billets d’avion en classe éco dans l’agence de Papa, il s’entend répondre machinalement: « Je suis dans le business de l’événementiel aérien. » Visiblement, personne n’a rien compris mais ce n’est pas grave, il suffit de glisser quelques mots anglo-saxons, saupoudrés d’un minimum de tchatche et le tour est joué … C’est finalement un jeu assez facile, bien qu’un peu ennuyeux à la longue.
La fête bat son plein et le champagne coule à flot, mais pour Bogoss c’est un grand moment de solitude. 00h03, il reçoit un texto « Minuit, je n’arrive pas à dormir, mon corps te réclame … » C’est « l’appel du string ! » et dans ce domaine, Bogoss est certain de ses compétences, qu’il n’a par contre à ce niveau héritées ni de son père ni de ses aïeuls… Il prétexte « une urgence au bureau », « un problème avec un groupe partenaire » et s’éclipse en toute légitimité, vers une « réunion » un peu particulière, où le travail est loyalement récompensé…
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(*) Qui peut résister à « l’appel du string » ? visiblement pas vous, si vous êtes arrivé jusque là
