[Casablanca] Nefs & Neya, un album made in UK
QUAND LES HOBA HOBA RENCONTRENT LE SPIRIT DE JUSTIN ADAMS
Les Hoba Hoba Spirits sont partis trois semaines enregistrer leur dernier Album en Angleterre, en septembre, dans le studio de Justin Adams. Réda et Adil, chanteur et batteur du groupe nous racontent.
On pourrait raconter l’histoire des Hoba Hoba Spirit à la manière d’une légende. On raconterait que ce voyage à Bath en Angleterre dans le studio de Justin Adams était écrit. Que l’enregistrement de leur nouvel album au pays du rock a été le tournant décisif pour le groupe, que c’est à ce moment là que tout s’est confirmé. Ils ont rencontré Le pro du Rock en Suisse et au Maroc deux ans auparavant. Ils avaient envie de travailler ensemble. Problème de timing, le précédent album s’est fait sans lui, ce n’est que deux ans après que l’occasion s’est présentée de nouveau. Quand bien même il y aurait une part de vérité dans cette version de l’histoire, il existe une version plus simple, plus authentique.

« Nous ne sommes que des musiciens. » C’est le postulat de départ pour Réda. A l’écouter, on comprend simplement que leur rencontre s’est faite comme toute rencontre, et que l’envie de travailler ensemble est la résultante d’un univers musical commun.
Justin Adams est un peu comme une version négatif-photo des Hoba Hoba Spirit « c’est nous en anglais. » Il a dix ans de plus que les Hoba et a travaillé avec les plus grands rockeurs, comme le groupe The Clash. Il connaît la musique marocaine. « il ne l’aborde pas comme un touriste. » De la même façon les membres du groupe sont de vrais mélomanes et de fins connaisseurs lorsqu’il s’agit de rock anglophone.
Un timing précis, des chansons plus délirantes.
Le travail de l’album n’a pas commencé à Bath, mais dans leur studio à Casablanca. Le groupe a réalisé la maquette plus ou moins finalisée avant de partir. Vingt morceaux ont été écrits, pratiquement le double de ce qu’ils ont l’habitude de faire. Cette fois-ci, pas de contraintes de temps, ni d’argent. Place à la création sans contrainte pour cette maquette, place à des morceaux plus délirants. « D’habitude tu écris les morceaux avec tes propres moyens. En studio c’est différent. » Nous explique Réda. C’est comme ça qu’ils imaginent un final musical à la manière soviétique que l’on pourra entendre sur l’une de leur chanson…

L’élaboration préalable de cette maquette s’explique par le peu de temps qu’ils avaient pour enregistrer. Cette fois-ci ils avaient un temps déterminé à respecter : trois semaines d’enregistrement et une semaine de mastering. « C’est pas comme ici où on peut se permettre de prendre une semaine de plus ! » Malgré cela, Réda et Adil parlent d’un « environnement idéal. » Une équipe complète était là pour eux, l’encadrement de l’enregistrement par des professionnels a permis, à chacun de « gérer son stress ». Les conditions « rendaient les choses fluides et apaisantes. » Pendant ces trois semaines, Justin Adams et les Hoba Hoba Spirit se sont rencontrés et accordés. « Il m’a fait changé le jeu de la batterie à certains moments » nous raconte Adil. Et Réda d’ajouter « Il a joué sur une partie avec nous, c’est la première fois que quelqu’un « rentre » dans notre musique. »
« Aujourd’hui on ne peut plus revenir en arrière. » explique Réda. Cette première expérience avec Justin Adams en promet d’autre, « il a gardé la human touch et respecté notre bordel musical. » explique les deux acolytes. Et ça, « ça fait plaisir. » conclue Adil.
Camille Lancesseur

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

