[Casablanca] Hoba Hoba : Adil Hanine fait le portrait de Reda Allali
« Parler de soi c’est difficile… C’est plus sympa lorsque c’est un ami qui s’en charge ! » Confie Réda Allali, chanteur des Hoba Hoba Spirit. Qu’à cela ne tienne, Casawaves dessine son portrait avec les mots d’Adil Hanine, le batteur du groupe.

Lorsque l’on rencontre Réda à travers les yeux d’Adil, on comprend que c’est un personnage hors normes. Réda aurait l’art d’allier les nuances et le brut de fonderie, ou plutôt, il serait le fruit de subtiles contrastes et d’une constance sans faille. Peut-être un peu de tout cela. « On s’est rencontré en 2002. Au boulevard des jeunes musiciens à la FOL(Fédération des Œuvres Laïques). Réda couvrait l’événement pour Tel Quel. »
C’est effectivement là qu’une collaboration musicale entre Adil et Réda a commencée, mais la première image que garde en tête Adil est celle-ci : « Il était penché sur le mur de la terrasse de Anouar, avec une moustache et un bonnet de Marrakech. Je me suis dit « c’est qui lui ? Il me dit quelque chose… » ».
Il y a eu la première répète à Belvédère sur la terrasse d’Anouar. Puis d’autres. « Au départ je l’ai perçu comme quelqu’un de distant. Après quand on a joué au Vertigo, j’ai découvert une autre personne sur scène ! » Réda est le plus âgé du groupe et pourtant quand il est sur scène « Il a 14 ans. »

Réda a selon Adil, tout d’un leader. « Il impose un certains respect. Il a conscience de l’état actuel des choses, culturellement surtout, il adopte une attitude cohérente par rapport à cela. » La constance aussi est un trait de caractère qui revient souvent lorsqu’Adil parle de Réda.
Autres points essentiels qui font de lui un musicien leader : son « fort caractère » et sa « forte présence. » On comprend mieux ce que veut dire « être fait pour être sur scène » lorsqu’Adil raconte que Réda est « une espèce d’émetteur d’énergie qu’il arrive à propager sur un bon diamètre. On le sent pendant les concerts. Moi je le vois de dos 90% du temps sur scène mais j’arrive à la recevoir, sans le regarder. Il a ce don. »
Pour être un leader, il faut savoir communiquer. Adil nous le confirme : « Il a le savoir-parler, il est très précis sur ce qu’il pense, parfois ça nous évite de chercher trop longtemps ! Il existe une grande confiance dans le groupe. Je le laisse parfois parler à ma place, je sais que ce sera bénéfique. Moi je sais dessiner, lui, il sait parler ! »

Loin d’être une icône sur un T-Shirt à l’instar d’un Che ou on ne sait quel leader intemporel, Réda c’est aussi… un être humain. Alors, oui, il énerve lorsqu’il est au téléphone : « On marche et lui, il part n’importe où jusqu’à ce qu’il raccroche. Dans ces cas là, on fait toujours deux équipes, une pour chercher Réda, et une pour attendre qu’on aille dans la bonne direction. » Toujours dans la série « les défauts de Réda », on notera qu’il est « insupportable quand il a faim. »
À côté de cela, sortie de la bouche d’Adil, pêle-mêle, le bon pote façon Réda donne ceci : « C’est un fêtard, un bon vivant. Il a le sens de la famille. On s’aime. Il est honnête et sincère. C’est quelqu’un sur qui tu peux compter. Il est posé, franc et direct. Entier et constant. »
Camille Lancesseur
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Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

