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L’Institut Cervantès de Casablanca

Laura Gutiérrez Tejón, responsable de la programmation de l’Institut Cervantès de Casablanca, nous parle de la présence du centre espagnol sur la scène culturelle casablancaise. A noter dans son agenda : la soirée du vendredi 12 février.

Comment pensez-vous la programmation ?
On essaye de varier la programmation tous les mois et d’y faire figurer au moins une expo, un concerts, des activités pour enfants, une rencontre avec un écrivain, une conférence sur un sujet d’actualité ou une thématique sociale voire scientifique. De même, nous essayons de représenter tant les artistes marocains qu’espagnols. Toutes les propositions extérieures qui vont dans ce sens nous intéressent.

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C’est le cas de la soirée du 12 février ?
Tout à fait. Ce soir-là, on a programmé une exposition et un concert. Il s’agit d’une soirée variée côté créativité artistique. D’une part avec l’expo « Regards marocains sur les caprices de Goya », pour laquelle on a demandé à des graveurs marocains de proposer leur vision sur le travail du peintre et graveur espagnol Goya.

On a contacté 12 artistes marocains, à travers les différents instituts Cervantès au Maroc. Chacun a fait 4 gravures, au total 48 gravures seront présentées. « Regards marocains sur les caprices de Goya » est un projet intéressant car c’est un échange culturel.

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En seconde partie de soirée, il y aura un concert du groupe Mayara Band accompagné d’Africa Style, Gnawa Click et The Minority Globe. Mayara Band (groupe formé en 2006) a remporté le prix « Génération Mawazine » (2007) et le prix du « Tremplin l’Boulevard » (2008). Il vient de sortir son troisième single « L’Mektab » après le succès remporté par les deux premiers titres « Haly Gnawi » et « 3lash ». Les standards gnawis sont la base de la fusion de Mayara à laquelle sont ajoutés des rythmes funk, ragga, reggae, raï, dub et flamenco.

Le groupe lui-même vous a-t-il contacté ?
Non, c’est l’Association « Collectif des Jeunes Artistes Marocains » qui nous a proposé le projet. Cette association encourage l’organisation d’évènements culturels et tente d’impliquer le public dans le soutien des jeunes créateurs, d’ici et d’ailleurs. De façon générale, pour organiser un événement, on essaye d’être en contact non seulement avec les artistes mais aussi avec les gens qui sont ici, au Maroc, ou en Espagne, dans le domaine culturel et ont des idées intéressantes. On est ouvert aux propositions pour utiliser au maximum nos infrastructures, comme notre théâtre qui sert de salle de spectacle. L’idéal et notre ligne directive étant de mélanger les genres, marocains et espagnols.

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Qui finance les activités de l’institut Cervantès ?
Cervantès est une institution publique du gouvernement espagnol qui appartient au Ministère des Affaires Etrangères. Il a été crée en 1991 dans le but de promouvoir l’enseignement de la langue espagnole et de diffuser la culture de l’Espagne et des pays hispanophones. Notre budget provient de l’Etat. Il est assez limité mais comme les cours d’espagnols sont payants, on arrive à trouver un équilibre. Concernant, la soirée du 12, le vernissage est gratuit et le concert coûte 30 dh. cette somme sera reversée au « collectif des jeunes artistes marocains » et non à l’institut.

Quels sont les liens que vous entretenez avec les autres instituts ?
On collabore avec les autres instituts européens, comme l’an passé lors de la Journée de l’Europe. On oriente nos actions sur la même ligne : la promotion de nos propres pays et la culture marocaine.

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Quel autre genre de projet aimeriez-vous mettre en place ?
Nous travaillons actuellement sur un projet plus personnel, moins conventionnel, celui de la mise en place d’un atelier audiovisuel. L’idée serait de développer un projet à long terme sous forme d’ateliers et de formations axées sur la création, la production. Il s’agit de s’impliquer davantage dans le développement de projets depuis la conception, la création, la production et de faire, outre des spectacles, des programmes moins ponctuels, qui s’inscrivent plus dans la durée. Il est intéressant d’impliquer davantage les gens à travers les ateliers. C’est pour cela que l’on a le projet d’ouvrir un stage audiovisuel sur le thème du documentaire sur un atelier de 15 jours (en mai).

A qui ce stage sera-t-il destiné ?
Ce stage permettrait à des gens inexpérimentés en audiovisuel et en cinéma de se former à la réalisation d’un documentaire. Il concernera des gens recrutés sur la base de leur motivation et qui souhaiteraient faire un petit film. L’accès à ce stage sera gratuit ou demandera éventuellement une participation symbolique. Après cet atelier, il y aura une infrastructure pour continuer à développer des projets, l’intérêt étant de prolonger l’action. Les formateurs seront des professionnels de l’école de cinéma de Barcelone. Actuellement nous planchons sur ce projet, nous sommes en train d’en étudier le financement.

Expo : Vernissage le 12 février à 19h en présence de Malika Agueznay et Abdelkader Laaraj. Jusqu’au 3 mars.

Les gravures qui seront exposées dans la Salle de l’Institut Cervantes de Casablanca sont celles des artistes Malika Agueznay, Ahmed Amrani, Said Aras, Farid Belkahia, Saad Ben Cheffaj, Bilal Chrif, Hassan Echair , Rahima El Arroud, Moulay Youssef El Kahfai, Abdelkader Laraj, Meki Megara et Abdelkrim Ouazzani.

Concert : Vendredi 12 février à 20.30h

Mayara Band accompagnés par Africa Style, Gnawa Click et The Minority Globe
Organisé par l’Association « Collectif des Jeunes Artistes Marocains »
Salle des actes de l’Institut Cervantes.
Ticket d’entrée: 30 dhs (entièrement reversés à l’Association)…

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

One Response to “L’Institut Cervantès de Casablanca”

  1. Le 25 janvier 2010, Le Journal hebdomadaire de Casablanca a dû
    mettre la clé sous la porte. Criblé de dettes, il a été placé en
    liquidation judiciaire. Pour ses
    fondateurs, ­Boubker Jamaï, Ali Omar et Hasan Mansouri, il ne fait
    aucun doute que cette fermeture est l’aboutissement d’un processus
    d’asphyxie financière mené par le régime de Mohammed VI. Cette revue avait vu le jour après l’interdiction du magazine Le Journal en décembre 2000 par les autorités marocaines. Créé en 1997, Le Journal était considéré comme
    la principale publication de la presse indépendante au Maroc.

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