Bogoss au pays des gazelles
Suite à sa soirée 1+1=3, Bogoss a conclu qu’il préférait la formule 1+1=2. Et c’est au 41 qu’il compte résoudre cette opération ce soir.
Minuit. Il arrive dans ce haut-lieu de la nuit, où l’accueil est toujours chaleureux et où les âmes solitaires ne le restent jamais très longtemps…
Effectivement le choix est large, et toutes les espèces sont représentées: gazelles mystérieuses, panthères infaillibles, et autres poules joyeuses.
La clientèle est variée aussi: trentenaires à l’affut de conquêtes version fast-food, expatriés amateurs de sensations épicées, ou alors seniors nostalgiques des années folles.
La jungle est belle: les biches courent de partout, des centimètres (voire des kilomètres) de peau dorée étalés sous les yeux de prédateurs féroces, et la reine de la jungle reste la petite robe courte noire (toutes options: dos-nu, décolleté, échancrée, semi-transparente) qui fait un malheur, au grand bonheur des hommes.
Malgré l’ambiance festive apparente, tout le monde est tendu du string, car ici on travaille! La jungle est rude, c’est la loi du plus fort (et du plus généreux) qui règne, alors mieux vaut manger qu’être mangé. Enfin ça dépend pour qui…
On est à cheval sur les barèmes, et une paire de fesses vous coûtera la peau des fesses! car ici on respecte la vraie valeur des choses…
Autre atout de l’établissement: la rapidité du « service ». Le client est roi, et ici c’est connu, il ne faut pas faire attendre un homme, concurrence oblige… En effet, à peine arrivé, notre Tarzan est repéré.
Jane (ou Cheetah?!) est parfaitement aux normes de qualité. Crinière de lionne, petit haut léopard avec vue plongeante sur la vallée de la Mort, et microshort dévoilant des jambes à ne plus en finir. Bogoss en a le vertige.
Comme la plastique, l’approche est étudiée mais efficace: repérage express, oeillade assassine, et déhanché fatal.
C’est la Triviale Poursuite, ou comment épater pour appâter!
L’effet est immédiat sur Bogoss. Le dard est dressé, l’heure est grave.
Jane l’accoste au bar, et en deux temps trois mouvements, l’homme est charmé, les prestations exposées, les conditions fixés.
Bogoss n’a jamais été un grand consommateur de ce genre de « produits », car il n’aime pas les choses faciles, lui le pirate des cœurs, le Christophe Colomb du continent féminin.
Mais ce soir, il est las de courir et courir encore derrière les gloires de la conquête, il a envie de décompresser, se laisser prendre en main, d’où son recours à une courtisane.
Ce soir, l’Homme a besoin d’affection. Et comme dit la chanson, « la victime est si belle, et le crime est si gai »… Alors pourquoi se priver?
Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.


On attendait la chute de Bogoss, le moment ou son plan foireux tombe a l’eau et ou il rentre bredouille, ou dépouillé.