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Les studios Plug-In 2 : « Cherche Ingénieur du son… »

Société Plug-In est spécialisée dans le doublage sonore. Forte de son succès, elle va recruter des ingénieurs du son. A bon entendeur !

Suite de l’entretien avec Jérôme Boukobza, l’un des fondateurs de Plug-In.

Votre studio est expert en doublage sonore. Vous êtes d’ailleurs la seule société au Maroc a proposer cette spécialité. En deux mots, pourquoi ce choix?
Par le passé, on faisait aussi beaucoup de pub, de voix-off pour des reportages et des films institutionnels, des voix de serveurs vocaux, du sound design (sons importés dans les films comme les claquements de portes, l’explosion…), de la post synchro… Mais l’idée de base a toujours été de proposer le doublage. Aujourd’hui, nos contrats en doublage ont tellement grossi que l’on refuse les autres projets.

Ça marche tellement que vous avez prévu de vous agrandir ?
On a en effet prévu de rajouter des studios et d’augmenter le volume de l’équipe. Nos treize studios sont en pleine capacité. Si on veut continuer à pouvoir répondre à la demande de nouveaux projets, on doit recruter 4 ou 5 ingénieurs du son (ou « ingé son » dans le jargon) supplémentaires. Notre ambition est d’avoir une position de leader dans le domaine. Pour le moment, on est les seuls, mais certains semblent s’intéresser à notre métier. L’idée est d’avoir une avance concurrentielle tellement grande que si quelqu’un rentre sur le marché, il va avoir beaucoup de mal.

Les ingénieurs du son, ça court les rues ?
Non justement, on a des problèmes de recrutement. La filière est très mal exploitée au Maroc, il y a malheureusement très peu de profils. Lorsqu’on a ouvert la société, on a dû importer des ingénieurs du son de France, histoire de lancer l’affaire et ensuite on a effectué un transfert de compétences.

En trois ans, les choses ont-elles évoluées ?
Oui. Depuis, et fort heureusement, deux écoles ont ouvert. L’ESAV à Marrakech et Studio M à Casablanca ont une filière audiovisuelle. Depuis un an, il y a des promotions qui sortent donc on a un peu plus de choix pour recruter sur notre propre marché. Le problème, c’est que, conformément aux normes de notre métier, on utilise un logiciel particulier : Protools. Les écoles ont mis longtemps avant de l’utiliser. Et donc, trouver un ingénieur son qui connaisse bien son métier et aussi ce logiciel, ce n’est pas si facile.

Formez-vous votre personnel ?
Absolument. Les ingé son suivent une formation d’environ deux mois pour bien se familiariser avec notre méthodologie et notre protocole. Avant nous, le métier de doublage n’existait pas avant au Maroc, on est donc obligé de l’enseigner.

Quelle est votre grille de salaire ?
Le salaire de démarrage pour un débutant sorti d’école est de 6000 Dh par mois net. Un confirmé peut quant à lui commencer à 12000 Dh. De façon générale, nous payons mieux que les studios de la place. On peut espérer cette évolution en 4 ans environ.

Comment recrutez-vous ?
Pour recruter en France, on passe via des sites web d’ingénieurs son. Pour le Maroc, on utilise le réseau des écoles et beaucoup le bouche à oreille.

Faites passer l’info (ndlr) !

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

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