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Combien tu m’aimes?

Toute femme a besoin d’être aimée et choyée, mais encore faut-il qu’elle en ait les preuves.
Depuis quelques jours maintenant, Bogoss fréquente « Cheetah » alias Sofia, souvenez-vous, cette fille rencontrée au 41 qui l’a immédiatement charmé et avec qui il a partagé une nuit sauvage mais non moins inoubliable…

Sofia, c’est la petite casablancaise que l’on peut croiser au Mâarif ou sur la terrasse d’un café branché, soignée, sophistiquée et aguicheuse, un peu comme une glace parfum crème brulée. Bogoss, en parfaite tête brulée, a décidé, pour la garder, de lui en mettre plein les yeux…

Tout a commencé par un premier rendez-vous, version dîner en tête à tête, au Relais de Paris. Sofia a apprécié le vin, le velouté d’huîtres ainsi que l’argenterie. Sofia aime l’argent, mais aussi tous les autres métaux précieux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que deux jours plus tard, pour fêter leurs 48h de vie intime commune, il lui a offert un bijou en or de chez un grand joaillier, symbole de sa reconnaissance envers elle, elle qui lui offre ses nuits

Très vite, le sac Vuitton monogrammé a suivi, et la grosse montre strassée n’a pas tardé non plus.

Mais Sofia n’est pas juste une esclave de son apparence, c’est aussi une fille curieuse et ouverte sur le monde. En parfaite baroudeuse version jet set, le monde pour elle se résume à l’agglomération de Marrakech. Fêtarde et épicurienne, elle y passe ses « weekech » pour « affaires » également. Il faut dire que la clientèle y est assez variée, et plutôt généreuse. La concurrence est rude, Bogoss est conscient que pour retenir sa dulcinée il doit rester compétitif, à coups de suites luxueuses, repas gargantuesques et soirées feutrées.

Si Sofia aime le luxe, elle sait rester quelqu’un de simple. Elle sait parfaitement apprécier des petites attentions sans artifice, produits de maquillage, cartes de recharge pour téléphone, pleins d’essence et autres nécessités de la vie quotidienne. Effectivement, un minimum d’entretien est requis. Arrosez la plante, et elle poussera!

Mais la plante est carnivore: derrière ses airs de femme fragile se cache une femme d’affaire redoutable. Avec elle, tout est calculé, et aucune gâterie charnelle ne sera délivrée si flatterie matérielle non livrée.

Dans les rues de Casa aujourd’hui, l’amour s’évalue à travers les efforts matériels fournis. Plus tu me couvriras de cadeaux, plus je te couvrirai de baisers. Plus tu m’offriras, plus je m’offrirai à toi. En amour, les Casablancais sont devenus des traders, tout se vend, tout s’achète, tout se négocie, mais personne n’est à l’abri d’une crise.

Bogoss est fatigué de passer la moitié de son temps à arpenter joailleries et magasins de luxe. Il préférerait vivre une vraie histoire d’amour, désintéressée et basée sur des sentiments sincères. Mais pour l’instant il n’a pas vraiment le choix. Tant qu’il n’aura pas trouvé le grand amour, il continuera à fréquenter des poules entretenues, sous prétexte que quand on aime, on ne compte pas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

2 Responses to “Combien tu m’aimes?”

  1. bogoss doit etre francais. il n’y a que les francais qui ont les poches remplis et qui claquent argent sans compter :-)

  2. Souiri aux US on mars 11th, 2010 at 11:34

    Hisoire merdiocre d’une pute commes toutes les autres!!

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