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Les Habous / Casablanca

Les Habous est un quartier caméléon. S’aventurer dans une ruelle, traverser une place, pénétrer sous des arcades… Au moindre pas, on change d’univers. A chaque tournant, c’est un parfum nouveau qui se dégage de ces murs anciens. Avis à ceux qui veulent changer d’air…

Avec les beaux jours qui arrivent, c’est un vrai délice de se balader dans ce vieux quartier casablancais. Dessiné en 1917 par l’architecte Albert Laprade, il est construit dans un style néo-mauresque, afin d’y loger les Musulmans à faible revenu. On y retrouve la structure des médinas traditionnelles. Très vite, la classe aisée investira les habitations aux alentours de la mosquée tandis que les familles modestes s’installeront autour du marché.

Lorsqu’on vient aux Habous, le taxi dépose invariablement le visiteur sur la place de la mosquée. En pleine semaine, au début de l’après-midi, le quartier est calme. Peu de voitures passent. Rare. Très rare dans cette bruyante Casablanca ! La mosquée, la fontaine, les arbres et les toits couverts de tuiles vertes au loin forment un ensemble très pittoresque. Des hommes achèvent leur pause-déjeuner autour de la fontaine. Une famille de touristes photographie la mosquée. Un adoul signe un papier dans son cabinet. C’est si tranquille qu’on se croirait dans un monastère, surtout lorsqu’on passe sous une arcade pour faire quelques pas sur les allées couvertes.

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Soudain, sans que l’on s’en rende compte, le quartier a changé. On ne sait plus où nos pieds nous ont menés, ni à quel croisement a-t-on tourné, ou dans quelle ruelle on s’est aventuré… Pourtant, pas de doute, tout a changé. Plus de fontaine, ni de passants, ni de place. C’est un labyrinthe de ruelles tortueuses qui s’ouvre. Tous les cinquante mètres, plusieurs choix s’offrent au visiteur, qui emprunte au hasard et à l’intuition, un chemin ou un autre. On distingue parfois une ménagère qui observe les passants derrière sa fenêtre, un bout de linge, une jeune fille qui disparaît sur son scooter. Ces arcades qui surmontent les rues donnent aux Habous ce côté raffiné et historique qui manque cruellement à la médina de Casablanca.

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Le ciel bleu et les murs blancs forment un contraste saisissant. C’est aussi beau et tranquille que Chefchaouen. Jusqu’à qu’on décide de tourner à gauche – ou bien était-ce à droite ? Retour au cœur des évènements. On entend le coup de marteau des ferronniers et la scie des ébénistes. L’éclat des plateaux en cuivre attirent l’œil du chaland. C’est aux Habous qu’on trouve tous les objets d’artisanat. Mais aussi des djellabas et des babouches. Quelques bijoux, des poufs en cuir. Et des pâtisseries. Mmmm ! La pâtisserie Bennis tient une solide réputation chez les Français de Casablanca. Pourtant, tous les Marocains vous le diront : ce n’est pas la meilleure. C’est de l’autre côté du pont de la voie ferrée qu’il faut aller. On ne dira pas où exactement. Ca gâcherait le plaisir de se perdre dans le labyrinthe du quartier caméléon …

Marion Despouys

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière ainsi que de Linutop une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux. Mon prochain projet est le développement commercial de Casawaves.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

One Response to “Les Habous / Casablanca”

  1. le gvt marocain continue à maintenir la pauvrété et la repartition
    inuquitables des richesses: les riches tjs plus riches, les pauvres tjs plus pauvres.

    Quant à la rémunération, elle sera désormais composée du salaire de base, des indemnités et des gratifications. La grille, comme signalé plus haut, en sera fixée par les textes d’application. Mais de source proche du dossier, on croit savoir qu’une forte augmentation des salaires de base d’environ 45% bénéficiera aux gardiens de la paix. Cette catégorie constituant l’écrasante majorité du corps. L’émolument mensuel devrait atteindre 4.000 DH. Pour les inspecteurs, le salaire atteindra 4.500 DH/mois alors qu’il doit s’élever à 33.000 pour wali de police, 22.000 DH pour les inspecteurs généraux et à 15.500 DH/mois pour les préfets. Ajouter, bien évidemment, les indemnités et primes.

    —————————————–

    le gvt marocians pousse les policier marocains à la corruption, trafique, etc…
    ils n’ont pas d’autres choix. vivre avec 4000 drh à casa ou marrakech est impossible.
    avec un rapport de 5 à 10 entre un policier et un chef est inadmissible.

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