Quel est le dénominateur commun à la chaîne de restauration japonaise Kiotori, l’enseigne Solo Pasta et la Churrascaria Marius ? Réponse : Mehdi Hsissen. Chkoun ?
Malgré ton jeune âge (Mehdi est né en 1978, ndlr), tu es déjà à la tête d’une dizaine de restaurants. Quels sont-ils ?

Au total, il y a 8 Kiotori, répartis sur Rabat, Casa, Tanger, Marrakech et Tunis (2 unités). Le premier Kiotori date de 2003 tandis que le dernier, à Tunis, a ouvert en janvier 2010. J’ai également ouvert l’enseigne de restauration rapide en cuisine italienne Solo Pasta en 2007. Enfin, Churrascaria Marius, inspiré de la restauration brésilienne, est le dernier lancement. Deux ou trois autres concepts sont en cours. Mais j’attends un peu de stabiliser la Churrascaria que je compte d’ailleurs développer en chaîne. La prochaine unité devrait certainement voir le jour à Rabat, d’ici trois mois.
Comment naissent tes idées ?
Je marche au coup de cœur, à l’inspiration. Chaque année, je découvre un nouveau pays dans le monde. Quand un concept me frappe, j’essaye de le faire découvrir au Maroc. Je m’inspire d’ailleurs mais tout en l’adaptant au cadre local, d’un point de vue culinaire notamment.
Qu’est ce qui te plaît dans le métier de la restauration ?
C’est un secteur qui me plaît énormément d’un point de vue relationnel. Aujourd’hui, j’ai acquis une vraie expérience dans le métier et j’arrive à gérer mes différents restaurants ainsi que le personnel qui totalise environ 300 personnes. Ce qui m’anime aussi c’est de créer, d’être avant-gardiste et de proposer aux Marocains des choses nouvelles, sans copier sur le voisin, comme ça se pratique souvent ici (rires).
Qu’est ce qui te semble le plus difficile dans le milieu de la restauration ?
Le plus dur, c’est la gestion du personnel. Heureusement, il n’y a pas trop de turn-over chez moi, les salariés nous sont assez fidèles. Mais quand on a longtemps fait du conseil (il travaillait avant pour le Cabinet Price Waterhouse, ndlr), on parle à des gens très diplômés, dans un langage très soutenu. Dans la restauration, j’évolue dans un autre univers. Ma personnalité et mon langage ont changé. Je suis plus cru.
Qu’en est-il aujourd’hui de cette expertise dans le Conseil ?
Justement, j’y reviens petit à petit, en parallèle à la restauration. Je suis en train de créer ma propre structure dans le conseil. J’ai des missions en cours, comme pour une chaîne de restaurants hallal qui va ouvrir en France. Je m’occupe de la mise en place du concept.

