Momo réveille le Maroc

A la présentation du morning de Hit Radio, Momo, 26 ans, réveille chaque matin la jeunesse marocaine. Jean trop large, polo noir à son nom, il nous accueille à la radio, les yeux fatigués, mais le sourire aux lèvres.

C’est comme ça, c’est son boulot. Tous les jours, Momo se lève à 4 heures.

Tous les lundis, en tout cas, car plus la semaine avance, plus il avoue que le réveil est difficile. Et le vendredi, c’est à 5 heures moins dix qu’il saute du lit pour se rendre dans les locaux d’Hit Radio, où il prépare sa matinale. Son nom, vous le connaissez sans doute, il passe en boucle sur l’antenne. Sa tête, elle est sur les affiches. C’est la star de la radio, nouvelle génération. Et il doit bien le reconnaître. « Oui, j’ai de la notoriété, avoue-t-il, mais je ne l’ai pas cherché, je ne l’ai pas voulu, quand j’ai pris mon micro pour Dédicaces (ancienne émission de libre antenne du soir sur Hit Radio), le seul but, c’était de kiffer, et de faire kiffer les auditeurs. »


Et il a l’air, effectivement, de prendre toujours autant de plaisir. Des journées de 12 heures, un rythme de dingue, un peu de montage sonore, beaucoup d’antenne, des réunions, tout ça l’occupe beaucoup. « Avant, je faisais même ma réalisation, maintenant, on est une petite équipe, quatre personnes le matin ». Quatre, c’était le nombre, justement, d’employés de Hit Radio à ses débuts, quand Momo n’était pas encore à la tête du célèbre morning qui porte son nom. Ils sont quarante, maintenant. Un rêve imaginé à l’age de 7 ans, lentement devenu réalité. Après des petits boulots, des études écourtées, il finit par trouver une place à Radio 2M. Puis le Roi Mohammed VI libère les ondes, et Momo saute sur l’occasion pour rejoindre la toute jeune Hit Radio, qui se résumait alors à des murs et quelques idées. Là, il se met à dévorer le micro, et ne le lâche plus.

« Le micro, c’est une drogue. Si on l’a eu entre les mains, on en aura toujours envie. » Alors forcément, parfois, on frôle l’overdose, et Momo a été le premier animateur d’une radio privée à avoir été sanctionné. « J’ai été interdit d’antenne pendant six mois, et la radio a du payer cent mille dirhams d’amende à mes débuts ». Des dérapages sur la libre antenne, qui lui ont servi de leçon. « On sent que la jeunesse a envie de bouger, elle a envie que ça change. On a été pionnier en leur donnant la parole, alors forcément, on a été les premiers à payer. On n’a rien changé, nous, on a juste un peu plus de maturité, maintenant, donc on fait moins d’erreurs. »

Et pour la suite ? La télé, peut-être ?

« Pourquoi pas, hésite-t-il, mais pas comme ça. J’ai fait de la radio à ma façon, si je fais de la télé, c’est pour la faire à ma façon ».%%anc%%

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À propos de Laurent Bervas

Installé à Casablanca depuis 2005, je suis le créateur de Casavisa une agence immobilière spécialisée dans la Location Appartement Casablanca
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