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Miss Visa

En ce début de mois de juin, un air de vacances plane sur les têtes. Miss Casa, cet été, a décidé de passer quelques jours en France. Très bonne chose pour elle qui rêve d’ailleurs et qui commence à saturer au bureau. Seul détail à régler: le visa, et ce n’est pas gagné d’avance…

Premier bug, le rendez-vous est dans… deux mois! Avec un tel délai, les vacances seront déjà finies. Pas grave, elle décalera son congé. En même temps, ça lui laisse à peine le temps de constituer son dossier, tellement la liste des pièces à fournir est exhaustive!

Autre petit problème: les revenus mensuels. Pour elle dont le salaire ne dépasse pas 5000 dirhams, la mission s’avère délicate. A croire que le monde appartient aux riches, si riche se définit par salaire > 5000dhs, et si le monde se limite à la France… Elle arrive finalement à boucler son dossier, et s’apprête maintenant à vivre l’épreuve de l’entretien au consulat.

Une fois sur place, elle découvre, sans surprise, une file longue de plusieurs mètres, on l’avait prévenue. D’ailleurs, pour éviter une attente trop stressante, elle a prévu iPod, lime à ongles et petit encas.

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Laila Idrissi. La beauté sans langue de bois

Propriétaire du salon Lilas Beauté, Laila a choisi de travailler dans le secteur de l’esthétique par vocation. Pour elle, il ne suffit pas de mettre un vernis aux femmes qui veulent se faire belle. Regard d’une jolie personne sur la beauté.


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Art’Com Sup, le design de père en fille

C’était en 1975, quand trois architectes rêvaient, eux aussi, de créer leur école – et leur mouvement dans la même lancée – à l’image du Bauhaus en Allemagne. Ils avaient moins de trente ans, et étaient persuadés qu’ils allaient réussir en un claquement de doigt. Maintenant, l’un d’eux dirige l’une des plus grandes écoles de design et graphisme du Maroc… Et sa propre école d’architecture.

Quand Abdelmoumen Benabdeljalil raconte son aventure, du haut de ses 66 ans, on sent que le parcours a été long et semé d’embûches. « On nous a dit que l’architecture était réglementée, que l’Etat ne nous laisserait jamais monter une école. Alors on a monté nos cabinets d’architecte, tout simplement. » Puis vient « une française », avec ses projets d’école de communication. Avec l’un de ses deux compères de l’époque, Abdelmoumen se lance dans l’aventure. « Même si la communication, aujourd’hui, est une évidence pour une entreprise, à l’époque, personne ne savait ce que c’était, et on a donc commencé à pourvoir les agences marocaines en étudiants, qui se fournissaient jusque là quasi uniquement à l’étranger. »

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Mounir Benhayoun, l’entreprenariat dans le sang

Barbe courte (négligé mais pas trop), pantalon bouffant (c’est lui qui l’a cousu) et chemise à col mao (parce que le col classique est trop stricte), Mounir Benhayoun nous reçoit dans ses locaux de Casablanca. Un patron nouvelle génération qui va de projet en projet et distille son esprit d’entreprise dans les écoles marocaines.

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Un monde d’hommes !!!

Les hommes sont partout. Depuis la nuit des temps, ils ont envahi le monde. Aujourd’hui, ils  sont sur nos écrans, dans nos lecteurs de musique, dans nos magazines et même dans nos  salons de beauté. Trop de pression à subir quand on est une femme dans ce monde teinté de  testostérone à l’état brut, ce n’est pas Miss Casa qui dira le contraire…

Sa vie, elle la façonne en fonction de trois forces suprêmes: son père, son patron, et son  homme. Papa surveille ses entrées et sorties, Big Boss contrôle ses moindres gestes et Baby Love glâne le peu d’affection qu’il lui reste en fin de journée.

Dans la rue, impossible de faire cent mètres à pied sans avoir droit au classique et indémodable « zzine, man choufouch? » et autres « a77 3lik! » pour des versions plus hard. Aussi « mchicha » puisse-t-elle être, Miss Casa apprécierait vraiment de pouvoir marcher tranquillement dehors sans être importunée.

Pour éviter cela, elle s’est payée une petite voiture, dont elle prend soin de fermer les vitres, au risque de mourir asphyxiée, pourvu qu’elle évite ce genre de techniques de dragues pour le moins lourdingues. Malheureusement, cette technique ne marche pas avec les énergumènes qui l’accostent en voiture, au feu rouge par exemple, à coups de clins d’œils ringards ou de sourires salaces.

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